Comment j’ai commencé à reprendre confiance en moi

Pendant longtemps, je me suis considéré comme quelqu’un de timide.

Je pensais que c’était simplement ma personnalité et que je devais apprendre à vivre avec. Avec le recul, je comprends que cette timidité s’est construite progressivement, à partir de certaines expériences vécues pendant mon enfance.

Voici comment j’ai commencé à reprendre confiance en moi, ce que j’ai essayé pendant trois à six mois et ce que cette démarche a réellement changé dans ma vie.

Les remarques qui ont changé ma manière de me voir

J’avais environ 9 ou 10 ans. Comme beaucoup d’enfants de mon âge, j’aimais jouer au football, courir et m’amuser avec les autres.

À cette époque, j’avais une forte corpulence. Un garçon plus âgé que moi a commencé à se moquer de mon poids, de ma lenteur et de ma manière de faire les choses.

« Tu es gros. » « Tu es plus lent qu’une fille. »

Sur le moment, je ne mesurais pas vraiment l’effet de ces remarques. Pourtant, j’ai progressivement commencé à me refermer. Je parlais moins. Je faisais attention à mes gestes. J’avais peur d’être observé ou jugé. Je n’osais plus toujours donner mon avis ni me montrer tel que j’étais.

Avec le temps, j’ai fini par me dire : « Je suis timide. » Cette idée est devenue une étiquette. Elle m’a accompagné pendant une partie de mon adolescence, puis dans ma vie d’adulte.

Le moment où j’ai compris que je pouvais changer

Un jour, en regardant des vidéos sur YouTube, je suis tombé sur un contenu consacré à la motivation et à la confiance en soi.

Je ne me souviens pas seulement des mots employés. Je me souviens surtout de ce que j’ai ressenti : l’impression que je n’étais peut-être pas condamné à rester comme j’étais.

Cette vidéo ne m’a pas transformé du jour au lendemain. Mais elle a déclenché une question importante : et si ma timidité n’était pas une identité, mais une difficulté sur laquelle je pouvais travailler ?

J’ai commencé à regarder d’autres contenus, à lire et à tester certains exercices. Peu à peu, j’ai appris à mieux repérer mes peurs et les croyances que j’avais construites sur moi-même.

Pourquoi je me suis engagé dans cette démarche

Je ne voulais pas seulement être « moins timide ». Je voulais être plus à l’aise avec les autres, mieux exprimer mes idées et arrêter de laisser la peur du jugement décider à ma place.

À mesure que je découvrais le développement personnel, j’ai eu envie d’aller plus loin et de travailler avec une méthode plus structurée. Je me suis alors inscrit à une formation en ligne animée par David Laroche.

Mon objectif était simple à formuler, même s’il était difficile à atteindre : transformer certaines de mes faiblesses en capacités utiles. Pour la timidité, je voulais développer mon aisance sociale et ma communication. Pour le manque de confiance, je voulais apprendre à m’affirmer, à prendre la parole et à proposer mes idées.

Les exercices que j’ai réellement pratiqués

J’ai compris assez rapidement que regarder des vidéos ne suffisait pas. Il fallait me confronter progressivement aux situations que j’évitais.

  • parler suffisamment fort lorsque je commandais quelque chose ;
  • engager une conversation avec une personne que je ne connaissais pas ;
  • exprimer une idée sans attendre d’être certain qu’elle soit parfaite ;
  • observer ma posture et ma façon de communiquer ;
  • prendre la parole devant plusieurs personnes ;
  • participer à des rencontres et à des séminaires ;
  • noter mes difficultés et mes progrès.

Ces exercices pouvaient sembler ordinaires. Pour moi, certains demandaient un véritable effort. Je devais accepter l’inconfort, le risque de ne pas trouver mes mots et la possibilité d’être maladroit.

Pour ne pas avancer seul, nous avons créé un groupe avec d’autres membres de la formation. Nous pouvions partager nos expériences et nous encourager. Savoir que d’autres personnes rencontraient les mêmes difficultés rendait les exercices moins intimidants.

Ce qui avait changé après trois à six mois

Je n’étais pas devenu une autre personne. Je n’avais pas supprimé toutes mes peurs et je ne me sentais pas parfaitement à l’aise dans toutes les situations. Mais je constatais une progression réelle.

J’osais plus facilement parler avec des inconnus. Je proposais davantage mes idées. Les échanges avec mes collègues et les nouvelles rencontres me semblaient plus naturels. Certains retours de mon entourage m’ont également permis de voir des changements que je ne remarquais pas toujours moi-même.

Le résultat le plus important n’était pas de ne plus ressentir de peur. C’était de comprendre que je pouvais agir malgré elle.

Ce que cette expérience m’a appris

1. Une étiquette n’est pas une identité

Dire « je suis timide » ferme la porte au changement. Dire « je manque encore d’aisance dans cette situation » permet de chercher une action adaptée.

2. La confiance vient aussi de l’action

Je pensais devoir attendre d’avoir confiance avant d’agir. Dans mon expérience, c’est souvent l’inverse qui s’est produit : j’ai commencé par une petite action, puis la confiance est arrivée progressivement.

3. Une petite victoire peut compter beaucoup

Parler plus fort, donner son avis ou commencer une conversation peut paraître insignifiant. Mais lorsqu’on évite ces situations depuis longtemps, chacune de ces actions représente une étape importante.

4. La progression n’est pas linéaire

Certains jours étaient plus faciles que d’autres. Un écart ne signifiait pas que tout le travail était perdu. Il fallait simplement reprendre.

Une méthode simple pour commencer

Si tu veux travailler sur une difficulté qui te limite, commence par quatre questions :

  1. Dans quelle situation précise est-ce que je me sens bloqué ?
  2. Qu’est-ce que j’évite de faire dans cette situation ?
  3. Quelle action légèrement inconfortable, mais réaliste, puis-je essayer cette semaine ?
  4. Comment vais-je observer le résultat sans me juger ?

Exemple

« Devenir plus confiant » reste trop vague. Avant une réunion, choisis plutôt une action visible : « Aujourd’hui, j’exprime au moins une idée, même si elle n’est pas parfaitement formulée. » Après la réunion, note simplement ce qui s’est passé et ce que tu essaieras la prochaine fois.

L’objectif n’est pas de réussir parfaitement. Il est de créer une expérience concrète à partir de laquelle apprendre.

Ce que le développement personnel signifie pour moi aujourd’hui

Je ne vois plus le développement personnel comme une course vers une version parfaite de soi.

Je le vois comme une démarche plus simple : comprendre ce qui nous freine, choisir une capacité à développer, essayer une action et observer ce qu’elle change réellement.

Toutes les méthodes ne se valent pas. Certaines promesses sont exagérées et aucun livre, programme ou coach ne peut garantir une transformation. Mais une démarche sérieuse peut nous aider à mieux nous connaître et à arrêter de subir certaines habitudes.

Mon parcours n’est pas terminé. La différence, aujourd’hui, est que je ne considère plus mes difficultés comme une condamnation. Je les considère comme des points de départ.

A. Ben

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